JULIE TATON: Je n'ai plus de vie "personnelle"

Source : Site Internet du Guido
Date de publication : 3/03/2003

medaillon

Titulaire du titre de Miss Belgique depuis quelques mois, la Namuroise Julie Taton est l'ambassadrice de la beauté belge à travers le monde. Etudiante en relations publiques, elle partage son temps entre les voyages, les interviews, les émissions et sa famille. Nous l'avons rencontrée dans les bureaux du Comité National de Miss Belgique alors qu'elle était rentrée d'Afrique 48 heures plus tôt et que deux autres interviews l'attendaient encore dans l'après-midi.

Guido: Comment s'est déroulé ton voyage en Afrique?
Julie:
C'était super. Je suis partie huit jours avec Zoë (ndlr: 1ère Dauphine de Miss Belgique) pour le shooting d'un magazine à Cape Town. On ne pouvait pas faire ce qu'on voulait mais bon, c'était la plage, le shopping centre,... De toute façon, huit jours, ce n'était pas suffisant pour visiter le pays.

Guido: Depuis décembre, tu as déjà des souvenirs plein la tête. Qu'est-ce qui t'attend encore?
Julie:
Encore plus de voyages. Je dois encore faire Miss Univers, Miss Monde, Miss Europe...

Guido: Toujours avec le même plaisir?
Julie:
Oui, bien sûr. Je ne pars pas pour la victoire à tout prix. Je veux participer et en profiter. Ne fusse que pour les voyages, je suis déjà gagnante. Je suis vraiment aux anges.

Guido: Quels sont les inconvénients d'un titre de Miss Belgique?
Julie:
Je n'ai plus de "vie personnelle". J'ai toujours du temps libre, mais ce n'est plus comme avant, lorsque j'avais ma petite vie, que j'allais à l'école, je rentrais, je faisais vraiment ce que je voulais. Maintenant, je suis liée à un contrat. Par exemple, je travaillais en tant qu'hôtesse à gauche et à droite, je ne peux plus le faire. Oui, le côté négatif, c'est que je n'ai plus trop de temps pour moi. Autrement, il n'y a que du positif. à part ça, ma petite vie n'a pas vraiment changé: chez moi, je passe toujours l'aspirateur, je fais toujours la vaisselle, je vis toujours de la même manière. Idem quand je suis avec mes amis.

Guido: Que fais-tu de tes temps libres?
Julie:
Ils ne sont pas nombreux, je les consacre donc presque entièrement à ma famille. Mais, bon, je vais essayer de refaire du sport, parce que... ça ne va plus!

Guido: Quels sont tes projets pour l'avenir? La télévision?
Julie:
En premier lieu, terminer mes études. J'attache énormément d'importance au diplôme. Et puis,... oui, pourquoi pas la télé!? C'est vrai que ça me plairait bien. Je ne dirais pas non.

Guido: Tu as sûrement dû recevoir des propositions?
Julie:
(du bout des lèvres) Oui. J'ai envie d'essayer, je suis jeune, j'ai envie de foncer. Si ça me plaît et que je plais, tant mieux. Si ça ne marche pas, ce n'est pas grave, j'aurai essayé.

Guido: Tu continues tes études de relations publiques?
Julie:
Suivre les cours assidûment est une chose totalement impossible. Une fois par jour, en moyenne, j'ai une interview ou une autre activité en rapport avec mon titre. Je comptais m'arranger pour avoir les cours et pouvoir passer les examens quand ce serait possible.

Guido: Et c'est envisageable?
Julie:
Oui, mais je devais contacter ma directrice pour qu'on puisse s'arranger, mais,... le temps passe vite et nous sommes déjà au mois de mars, je vais donc lui téléphoner aujourd'hui ou demain car cela devient urgent. Ce ne sera pas évident, je dois encore partir quatre jours à Monaco, quatre jours à Florence, deux semaines au Maroc et trois semaines à Panama.

Guido: La rivalité entre les candidates lors des concours de beauté, est-ce une légende?
Julie:
Ce n'est pas une légende, mais en même temps, ce n'est pas une généralité. Nous sommes dans le cadre d'une élection, il est clair qu'il y a de la concurrence et qu'elle est légitime. Il est vrai que j'ai ressenti de la jalousie, des envies. à côté de ça, j'ai sympathisé avec plusieurs filles. Etait-ce vrai ou pas, je n'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours énormément de contact avec Zoë, ma première Dauphine. Ca dépend un peu de la mentalité. Moi, j'étais là pour participer, m'amuser, rencontrer des gens, je m'entendais donc avec tout le monde.

Guido: Une miss, est-ce quand même un chouia "Sois belle et tais-toi"?
Julie:
Franchement, avant de participer à tous ces concours, je considérais que je n'avais rien à faire là-dedans. On me l'avait proposé et j'avais refusé en disant que "Sois belle et tais-toi" ce n'était pas pour moi. Puis, j'ai un peu réfléchi et j'ai surtout pensé... aux cadeaux. J'ai d'abord fait Miss Jambes en me disant: "Aïe, aïe, aïe, on va se foutre de ma tête", et j'ai gagné. On m'a donc demandé si je voulais aller à l'élection de Miss Province de Namur, et j'ai refusé. L'année d'après, on est revenu à la charge et je me suis dit que je n'avais rien à perdre, au contraire. J'ai gagné Miss Province de Namur et je suis donc allée à Miss Belgique, où il faut avouer qu'on te demande beaucoup plus que de simplement défiler le sourire aux lèvres. Parmi toutes les filles que j'ai rencontrées, il n'y en avait pas une qui était... euh... débile, avec qui il n'était pas possible de tenir une conversation. Je pense que ceux qui critiquent, le font un peu par jalousie.

Guido: Comment se passe la relation que tu entretiens avec tes "fans"?
Julie:
J'ai reçu une lettre il n'y pas si longtemps dans laquelle un mec me demandait un autographe. Jusque-là, pas de problème. Le hic, c'est qu'il voulait absolument une photo dédicacée en maillot de bain. Un peu plus loin dans la lettre, il me signale qu'il m'a regardée aux Allumés.be et qu'il est très étonné que je ne connaisse pas mes mensurations, surtout mon tour de poitrine. Il m'a priée de les lui faire parvenir, en insistant sur le tour de poitrine.

Guido: Je suppose qu'il n'a toujours pas reçu de réponse...
Julie:
Exactement.

Laurent Daloze