Julie Taton chez Radio Contact

Source : Site Internet du Ciné-Télé Revue
Date de publication : 29/12/2006

medaillon

Elue Miss Belgique en 2003, Julie Taton a parcouru bien du chemin depuis son sacre. Après avoir séduit les téléspectateurs par son charme et sa bonne humeur, elle se lance aujourd'hui à la conquête d'un nouveau public : dès le 8 janvier, elle coanimera le « Good Morning », rendez-vous du matin de la radio au dauphin. Un grand défi pour la belle, qu'elle relève comme toujours avec le sourire !

- Avez-vous été sollicitée par Radio Contact ou avez-vous postulé ?
- J'ai été recrutée par la station et j'en suis très heureuse. J'avais déjà discuté avec les directeurs de RTL-TVI d'un éventuel passage à la radio, mais, malheureusement, il n'y avait pas de place disponible sur Bel RTL. Quelque temps après, sans savoir que j'avais fait cette demande, Radio Contact m'a proposé d'entrer dans son équipe. Le hasard a vraiment bien fait les choses.

- Vous n'avez pas vraiment « un physique à faire de la radio ». D'où vous est venue cette idée ?
- J'avais envie de me mettre en difficulté, de relever un nouveau défi et, surtout, d'apprendre. La radio est une très bonne école et je suis curieuse de voir si j'ai du potentiel ou pas.

- Avez-vous suivi une formation ?
- Non, pas vraiment. On a fait quelques maquettes afin que je m'entraîne, que je trouve un ton et une place, mais c'est tout. Mes premiers jours me serviront de formation. C'est là que je réaliserai vraiment ce que c'est. Faire des maquettes est très utile, mais ça ne vaut pas le vécu. Une fois que l'on est à l'antenne, il faut gérer son stress, ses trous de mémoire... Seule l'expérience permet de s'améliorer et d'acquérir les réflexes nécessaires.

- Vous êtes connue pour vos fous rires et vos gaffes durant les enregistrements. Pensez-vous vous en sortir une fois à l'antenne ?
- Je ne sais pas encore. J'ai souvent des fous rires à la télé parce que je récite du par cœur et que je perds vite le fil. De plus, il suffit que le reste de l'équipe technique fasse une blague ou déconne pour que je me mette à rigoler. La présentation en radio est très différente, c'est un tout autre exercice. La radio est un moyen de communication interactif, et un fou rire peut très bien être partagé par les auditeurs.

- Quelles sont les principales différences entre la télé et la radio ?
- A la télévision, il est beaucoup plus facile de se rattraper si on fait une bêtise. Un petit sourire, et la gaffe est oubliée. Le côté visuel est omniprésent et aide beaucoup à meubler. La présentation radiophonique ne se limite pas à un sourire. Comme il n'y a que la voix, il faut être beaucoup plus attentif à ce que l'on dit. Si on fait une faute de français ou si on a un blanc, c'est impardonnable. Il faut travailler son bagout, son répondant, sa spontanéité.

- Concrètement, en quoi consistera votre travail ?
- Au début, on va continuer le « Good Morning » tel qu'il est. Une fois que j'aurai trouvé ma place, on mettra sur pied des nouveautés, des jeux, des chroniques, des petites séquences amusantes... J'ai vraiment envie de m'investir à fond, de participer à la création, et pas juste à l'animation.

- Cela ne va pas être difficile de commencer si tôt le matin ?
- Je ne sais pas encore, il faudra que j'adapte mon style de vie à ce nouveau rythme. Je devrai moins sortir et me coucher plus tôt. Mais je ne vais pas me plaindre. Quantité de gens rêveraient d'être à ma place. J'ai une chance inouïe et ce serait malvenu de ronchonner parce que je dois me lever tôt.

- Cela signifie-t-il que vous quittez RTL-TVI ?
- Non, pas du tout, je continuerai à être speakerine ! Mon horaire me permet tout à fait de combiner les deux.

- Avez-vous de nouveaux projets avec la chaîne ?
- Oui, beaucoup. Je vais, entre autres, animer un jeu de fin d'année et un bêtisier du cinéma. Les choses évoluent, mais je préfère qu'elles ne bougent pas trop vite. Je n'ai pas envie de me lancer dans trop de projets à la fois et de ne pas pouvoir me donner à fond dans chacun d'eux. Je suis perfectionniste.

- Vous avez travaillé sur RTL-TVI, M 6, W9. Quelle expérience vous a le plus marquée ?
- Toutes, mais la plus impressionnante reste M 6. Cette expérience m'a permis de comprendre que je faisais un métier qui pouvait être vraiment enrichissant à partir du moment où l'on décide de s'investir. Travailler chez eux m'a apporté une confiance en moi incroyable, qui me manquait un peu à mes débuts. J'ai aussi dû m'adapter à un nouveau style de vie. C'était la première fois que j'allais à Paris et que j'y habitais, j'étais loin de ma famille et de mes amis, j'avais un horaire décalé... Heureusement, mes collègues étaient super !

- Depuis votre accession au titre de Miss Belgique, vous avez parcouru pas mal de chemin. Que retient-on d'une expérience comme celle-là ?
- Etre élue Miss Belgique est une chance, un tremplin formidable. Des tas de gens aimeraient travailler à télé ou à la radio. Ils ont fait des études et ont de l'expérience, pourtant, ils galèrent. Moi, j'ai envie de le faire et pouf ! ça se présente. Sans ce concours, je ne serais pas là où je suis, je n'aurais pas toutes ces propositions. Je serai toujours reconnaissante aux Belges de m'avoir élue.

- Sur le plan professionnel, vous êtes vraiment au top. Qu'espérez-vous vivre sur le plan personnel ?
- J'ai les mêmes attentes que les autres filles de mon âge. Je rêve de rencontrer le prince charmant, de me marier, d'avoir des enfants... Mais je ne suis pas pressée. Je n'ai que 22 ans. Je suis heureuse, je ne me pose pas trop de questions. On verra bien ! Pour l'instant, j'ai envie de me concentrer sur ma carrière. C'est maintenant que ça bouge et qu'il faut jouer les bonnes cartes.

Propos recueilli par Gaëlle Hoogsteyn